Ohla, déjà 31 reprises que je t'inflige et voilà la 32ème qui arrive... Du lourd sur ce coup là, mais tu vas voir, pour la premiere fois, tu vas comprendre les paroles. Et bon, peut etre que finalement il aurait mieux valu que non en fait...
Ohla, déjà 31 reprises que je t'inflige et voilà la 32ème qui arrive... Du lourd sur ce coup là, mais tu vas voir, pour la premiere fois, tu vas comprendre les paroles. Et bon, peut etre que finalement il aurait mieux valu que non en fait...
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles.
Mais dans le cercle alors,
On pourrait s’immoler sur des cimes vertiges,
Pas pour tourner en rond,
Comme on le crois parfois,
Non…
Pour créer des spirales,
Des colonnes aspirantes,
Et je tiens mon pégase ?
Je ne le lâche pas,
Je l’ai monté à cru,
Il est aussi sauvage que je suis devenu,
Après avoir appris l’alphabet pourrissant,
Des grands calculateurs,
A hauteur d’escabeau,
A ras des certitudes attablées,
A quoi bon ?!
Chérie, je suis devenu rationnel,
Le jour d’après,
Cynique,
Et je ne sens plus rien,
A présent, tout me glisse dessus,
Me coule à l’extérieur,
Je sais me débrouiller avec le brou ha-ha,
Et avec le bruit des masses,
Je suis intoxiqué volontaire,
Sur adapté chronique,
Prenez-moi comme exemple,
Comme jeune premier,
Comme mannequin vedette,
Je sais me mettre en scène,
Je sais me défiler,
L’ai-je bien descendu ?
Les ai-je bien descendues les marches du palais d’empereur communiquant,
Des charmants chimpanzés,
Aux mimiques de bronze et aux sourires d’ivoire,
Je suis donc un apôtre de la modernité.
Extrait de "Nous n'avons fait que fuir". ND. Entièrement ou pas du tout.
Plus de demie mesure.
Je sais que j'ai toujours dit que j'aimais pas parce que ça me faisait trop penser à Noir désir, mais voilà... Encore une fois, j ai changé d'avis...
Il m'arrive rarement de pleurer en lisant un livre. Autant je suis tout a fait capable de chouiner devant un téléfilm moisi de la 6, autant l'écoute d'une chanson peut me transformer en fontaine, autant avec les livres.. En fait, seulement 4 livres sont arrivés à me tirer des larmes.
Le lion de Kessel en premier. Lecture obligatoire au collège. Je me revois très bien, dévorant le livre et restant scotchée à la fin, incapable de le fermer comme de m'arreter de pleurer.
L'écume des jours de Boris Vian. Au collège aussi, complètement emportée par la plus belle histoire d'amour que j'ai jamais lue encore à présent.
L'insoutenable légèreté de l'être de Kundera. Le chapitre "Le sourire de Karénine" continue de me faire pleurer après une dizaine de lectures.
Une prière pour Owen de John Irving. Là, c'était carrément des sanglots. Et oui, à chaque fois aussi...
D'autres m'ont tiré une larme, les livres de Ron l'infirmier, Ensemble c'est tout de Gavalda, un Zola aussi. Mais loin derrière le pouvoir émotionnel de ceux là.
Et maintenant, je peux en rajouter un grâce à la loutre avocate et La Miaou.
Les heures souterraines de Delphine de Vigan. Le destin de deux personnes qui se croisent, un homme et une femme. Elle subit un enfer au travail et lui quitte une femme dont il est fou amoureux mais qui ne l'aime pas, juste attachée à la chimie parfaite qui existe entre leurs corps. Pas du tout un livre d'amour, plutôt un livre sur la façon dont les vies peuvent être broyées par la vie justement. Par les gestes quotidiens. Par le métro, le travail, la routine.
En fait, j'ai lu l'extrait au dos du livre et je me suis mise à pleurer. Puis dans le train, puis dans la salle de pause au travail. Puis re dans le train. Quand je finis un livre, j'enchaine immédiatement sur un autre, boulimique de lecture. Là, la seule chose que je veux lire, c'est ce livre là. Encore. Et encore.
Des extraits? Oui, des extraits...
"Il espère lui manquer, comme ça, d'un seul coup. Un vide vertigineux qu'elle ne pourrait ignorer. (...) Il voudrait qu'elle se rende compte que jamais personne ne l'aimera comme il l'aime (...) C'est ridicule. Il est ridicule. Grotesque. Pour qui se prend-il? En vertu de quelle supériorité, de quelle exception?"
"Et puis Mathilde regarde autour d'elle. Et elle pense que tous ces gens, sans exception, un jour ou l'autre, seront assis là, ou bien ailleurs, et ne pourront plus bouger. Un jour d'effondrement."
"- A partir de quand on est en couple?
- Quand on pense à l'autre tous les jours, quand on a besoin d'entendre sa voix, quand on s'inquiète de savoir si il ou si elle va bien (...) Quand on est capable d'aimer l'autre tel qu'il est, quand on est seul à voir ce qu'il peut devenir, quand on a envie de partager l'essentiel, de le projeter sur une surface nouvelle, inventée... Je ne sais pas... Quand cela devient plus important que tout le reste."
"Aujourd'hui il lui semble que l'entreprise est un lieu qui broie. Un lieu totalitaire, un lieu de prédation, un lieu de mystification et d'abus de pouvoir, un li"eu de trahison et de médiocrité."
Juste pour dire que je suis pas morte. Et le morceau là, c'est du silence. Oui, du Beatles, mais silencieux, qui parle pas quoi. Le silence. Allez, je retourne sous ma couette vu que cette année, on n'a pas le droit à l'été...

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